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Une petite
lumière La
souffrance Message Extrait du livre de
Stéphane Bardy: " UNE ROUE DANS CHAQUE MAIN" Lumière
Ce soir, une petite
lumière brille dans mon coeur,
Une lumière qui réchauffe le coeur et
l'âme.
Une lumière d'espoir, d'amitié et d'amour,
De coeur à coeur, de joie de vivre.
L'espoir de croire que nous ne sommes pas seuls
Sur la route et les chemins tortueux.
Une lumière qui brille derrière ces
montagnes
De souffrances et de solitude.
Que cette petite flamme devienne un grand rayon
De soleil, éclairant nos routes, nos esprits,
Nos coeurs et nos corps meurtris.
Fabienne
Charmille
7-12-97
Souffrance de mes jours,
Souffrance de mes nuits,
Ma jeunesse a coulé entre tes doigts comme un filet
d'eau claire,
J'ai longtemps espéré que tu me laisserais
courir
Libre et joyeuse sur les chemins de la vie.
Tu m'as façonnée comme le torrent des
montagnes
Sculpte ses flots.
Je me suis souvent heurté à ta dureté
qui coupe
Comme la lame d'un couteau,
A tes brûlures qui chauffent
Comme les feux les plus ardents.
Que veux-tu me dire? Que veux-tu nous dire,
Nous qui sommes entre tes mains comme des enfants
perdus,
Attendant des bras chaleureux qui effaceraient tes
blessures.
Mon âme ne t'oubliera jamais.
Fabienne
Charmille
12-11-98
Vous qui courez, bougez,
vivez, n'ayez pas l'âme taciturne,
Gardez votre coeur en joie et le sourire aux
lèvres.
Un être vous croisera un jour avec la souffrance en
son corps,
Il paraîtra en paix, joyeux et bien portant,
C'est le visage de sa dignité qui effleurera votre
regard,
Et lui seul saura, en son coeur, ce que la santé est
belle
Et la paix bénie du ciel.
Bien sûr, je ne peux pas vous en vouloir de votre
ignorance,
Mais lisez juste mon message avec intérêt,
Et mon coeur en sera heureux.
Fabienne
Charmille
12-11-98![]()
(Stéphane et Yann sont atteints d'une myopathie)
Au long chemin
de l'existence
La voici, la maladie,
Dans ces membres sans vie.
Elle s'attarde un peu dans le corps de l'enfant,
Creusant la souffrance et la peur.
Elle nous garde,
Comme un voilier dans la tourmente,
Un arbre sous la bourrasque,
Attendant que l'orage passe ;
Presque heureux d'avoir pu garder,
Juste dans la détresse du quotidien,
L'espérance fragile;
Tels des rescapés...
La maladie a tout pris, et que resterait-il,
S'il n'y avait cet espoir tenace
Que l'adversité n'aura pas terni ?
Oui, si c'était cela, le Bonheur:
Vivre, même dans l'urgence...
Vivre, même quand le corps nous trahit,
Au-delà de nos égoïsmes et de nos
peurs,
Au-delà de la souffrance et de la mort...
L'espérance renaît, jour après jour,
Pas à pas, au long chemin de l'existence...
Stéphane
Bardy![]()
L'iris de l'oeil s'ouvre
en grand.
L'iris du coeur et l'iris de l'âme.
Du plus profond de l'espace au-delà
Jaillit la brume blonde,
Le nuage soleil
Tout autour de l'absence de prison.
L'infinitude silencieue
Et sans mot.
Comme l'océan des sourires d'anges,
Gouttes de béatitude,
Larmes de paix immaculée.
Loin des questions et des réponses.
Si loin de la fureur des mondes, en bas.
Flotte hors du temps,
Hors de moi,
Flotte la profondeur du bonheur
Libérée de sa gangue de pierre,
D'or, de sang, de maladies, de désirs.
L'esprit colombe est là,
Sans rien d'autre.
L'Amour enlève son masque,
Il a tous les visages.
Yann
Noirot
Lundi 16 mars 1998
VII