![]() |
|
L'association
existe depuis le 15 décembre 1998 et nous constatons
:
1) Une non
information des
maladies transmises par les tiques, en dehors de la Borréliose
de Lyme, qui reste, à elle seule déjà, fort
complexe
2) Une
formation non
généralisée
auprès des médecins généralistes,
spécialistes, qui semblent ignorer, voire minimiser (par
méconnaissance) cette maladie de plus en plus répandue,
aux conséquences souvent fâcheuses, invalidantes voire
mortelles
3) Une mauvaise
interprétation des
sérologies
et abandon de malades de Lyme, que l'on retrouve plus tardivement
avec des symptômes, cette fois, très invalidants
4) Une non
reconnaissance des malades de Lyme :
- il s'agit d'une maladie infectieuse qu'il faut traiter
rapidement,
et non d'une maladie
mentale,
même si parfois l'absence de signes objectifs pourrait le
laisser croire
- après les traitements antibiotiques traditionnels, si les
symptômes persistent, un suivi et soutien sont
nécessaires dans tous les cas
5) Qu'une
information urgente
est à faire auprès des caisses de
Sécurité Sociale car les gens dits "exposés aux
morsures de tiques" (forestiers, agriculteurs) ne sont pas seuls
touchés, toute la population, des enfants aux personnes plus
âgées, est exposée
6) Qu'une
information urgente
est à faire auprès des cardiologues; on nous a
signalé de jeunes
malades avec arrêt cardiaque, fibrillation et autre. Des morts
sont également à déplorer (maladies transmises
par les tiques)
7) Qu'il y a
des conséquences dans le temps avec séquelles
diverses
rendant le travail impossible, la vie difficile :
- impossibilité de monter dans une voiture (vibrations,
douleurs) ou très grosses difficultés à conduire
(douleurs des jambes, concentration et mémoire
défaillantes)
- démarche non assurée (aide d'une canne,vue
trouble)
- impossibilité de lire ou regarder la
télévision ou ordinateur un long temps (douleurs de
tête, concentration difficile, douleurs des yeux, etc.)
8) Et nous
reçevons des messages de
détresse
de gens seuls, ayant perdu santé, travail et soutien depuis de
nombreuses années. A notre étonnement, nous
découvrons beaucoup de malades sur un long temps (en France,
ce n'est qu'à partir de 1985 que les premiers cas de maladie
de Lyme ont été identifiés)
Nous
apprenons également :
1) Que des personnes soignées à temps n'ont plus de
signes de la maladie et que d'autres, par contre, ont encore des
symptômes
2) Que les personnes ayant un soutien et suivi médical, un
entourage à l'écoute, ont de meilleurs
résultats
3) Que les personnes en difficulté ne peuvent reprendre
leur travail qu'à temps partiel, quand cela est possible,
et que le traitement a été plus précoce donc
plus efficace
4) Que de toute façon, les séquelles sont à
traiter en fonction de chaque patient, et que cela peut
être plus ou moins long, voire mois ou années dans
certains cas
Donc, nous
demandons :
1) Une
prévention
nationale dans les zones les plus à risques (ex: panneaux aux
entrées de forêts, informations en milieu scolaire,
etc.)
2)
Une
formation
de médecins généralistes ou
spécialistes
3) Un centre
spécialisé
pour les soins et le suivi de cette maladie
- Dans les cas chroniques :
4) Une
reconnaissance
en tant que longue maladie et ouverture aux droits:
COTOREP - Invaladitié - et mi-temps
thérapeutique
VERS LA
GUERISON...
Après
le traitement antibiotique, le retour vers la santé et
l'équilibre est hélas très long, des semaines,
mois, voire années pour les personnes diagnostiquées
tardivement.
Il est important alors de prendre sa guérison en main
et de s'aider au mieux, avec des vitamines,
oligo-éléments, huiles végétales et de
poissons, plantes et médicaments anti-douleur
adaptés.
Tout ceci bien sûr pouvant être sur un long temps,
s'entourer de médecins et thérapeutes à
l'écoute et compétents. La
kinésithérapie, quand elle est bien menée, peut
être une grande aide.
N'ayez pas peur d'expliquer votre maladie, car hélas
beaucoup de médecins ne sont encore que peu
informés.
Il n'y a pas de recette miracle et la bataille vers la
guérison est un chemin de chaque jour, une pierre posée
pour reconstruire l'équilibre et la santé.
Il est primordial d'aller doucement, de ne pas trop forcer,
car plus on prendra le temps et la patience de guérir, plus
vite on sortira de l'ornière.
Tout cela est, nous savons, très dur à vivre et
à adapter à la société actuelle, mais
c'est notre vie qui est en jeu, cela n'en vaut-il pas la peine
?