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La maladie ou
borréliose de Lyme
est une maladie
bactérienne transmise à l'homme par une piqûre de
tique. L'agent responsable est Borrelia
burgdorferi.
En France
Actuellement, on peut dire que toutes les régions sont touchées, dont certaines fortement comme l'Est (Alsace, Jura, Vosges), mais aussi le Berri, le Limousin, l'Auvergne, la région Rhône-Alpes, également le Sud-Ouest, la Bretagne et la région parisienne, à l'exception d'une petite bande de territoire en zone méditerranéenne. 5 à 20 % des tiques sont vectrices de la Borréliose.
L'étude de l'Inserm - réseau "Sentinelles" - de mai 1999 à avril 2000 donnait 5500 nouveaux cas par an diagnostiqués en médecine générale (soit 1,6 % des médecins généralistes, sans compter les spécialistes, notamment dermatologues, neurologues, rhumatologues...)
La Borréliose de Lyme
Les premiers signes de la maladie débutent entre 3
et 30 jours suivant la piqûre, et se manifestent
traditionnellement par une lésion dermatologique rouge
et surélevée, en anneau centré sur la
piqûre, appelée érythème.
Il peut guérir spontanément ou devenir "chronique et
migrant". Il est souvent accompagné de signes
généraux de type fièvre,
asthénie, courbatures... comme toute infection
virale banale.
Si rien n'est fait à ce stade, surviennent quelques semaines
plus tard des signes neurologiques avec des maux de tête
intenses, une fatigue intellectuelle, des troubles de la
concentration, des douleurs le long de divers trajets nerveux;
toujours associés à des douleurs articulaires
(genoux, épaules, etc...); et très souvent des
symptômes cardiaques essentiellement à type de
troubles du rythme (ex: palpitations, arythmie), en sachant qu'en
réalité de nombreux organes ou tissus peuvent
être touchés.
L'association de ces symptômes neurologiques,
rhumatologiques et cardiaques doit faire penser
à la maladie de Lyme, et faire pratiquer, sans plus attrendre,
d'une part une sérologie de Lyme dont le
résultat, s'il est négatif, ne peut exclure le
diagnostic, et d'autre part, un test aux antibiotiques qui
permet, dans la plupart des cas, une amélioration
spectaculaire sur les douleurs neurologiques.
Le protocole, quant au type d'antibiotique et à la
durée du traitement n'est pas encore parfaitement
codifié.
Reste ensuite le problème de la "cicatrisation" des
lésions induites par les bactéries, qui peut demander
de longs mois, et pour certains des années,et
pour lequel le recours à diverses thérapeutiques
symptomatiques est essentiel pour permettre la
réinsertion dans le tissu social.
Beaucoup de patients se plaignent effectivement de ce sentiment
d'exclusion et d'incompréhension, tant de la
part de leurs concitoyens (ce qui peut être
compréhensible) que de la part de leur médecin, ce qui
l'est nettement moins.
Mais la compréhension passe par la connaissance, et
c'est à chacun de faire l'effort de s'y approcher ou de la
diffuser s'il la possède.
Docteur FLORENCE MARTY
Médecin généraliste